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Téléchargez la présentation de l'expoistion de la cathédrale de Metz : "Transmettez la Joie"

Exposition cathédrale Metz Moselle Lorraine

a Dernir communiqué :

Les JMJ avec le Pape Benoît XVI !



Depuis le mardi 19 avril notre Eglise a un nouveau Pape, Benoît XVI, c'est donc lui qui sera à Cologne en août prochain. Sans doute les jeunes lui feront un accueil chaleureux, chacun aura également une pensée pour Jean-Paul II qui est à l'origine des JMJ.


Contexte des préparations :


Dans notre Zone, les préparations et les inscriptions se poursuivent pourtant il y a quelques difficultés, en effet la ville de Cologne n'est pas très séduisante et intéressante, à tort, pour les jeunes, d'autres villes comme Paris ou Rome ont eu plus de succès. Notre Zone connaît un contexte très particulier avec la disparition de l'exploitation du charbon présent pendant des générations et qui a maintenant disparu.
Certains jeunes attendent les résultats des examens ou travaillent pendant les mois d'été, ce qui ne les encouragent pas à s'inscrire, d'autres iront à Cologne uniquement pour le week-end du 20-21 août. Pour les préparations, nous devons également tenir compte du fait que nous sommes diocèse d'accueil dans le cadre de l'EUREGIO.

Les préparations des JMJ dans la zone Saint-Nabor :

Il devrait y avoir environ une centaine de jeunes étrangers qui viendront sur la zone Saint-Nabor du 11 au 15 août, les jeunes qui partent à Cologne sont prioritaires pour être famille d'accueil. Pour ces journées sur place il y aura un programme commun au niveau de la Zone et des temps forts propres à chaques archiprêtrés. - Les temps au niveau de la Zone :
les étrangers seront accueillis le jeudi 11 août à Saint-Avold au Foyer Note Dame dans la journée et seront répartis dans les familles.
Il y aura également une après-midi détente et loisirs, une demi-journée transfrontalière pour monter la proximité avec l'Allemagne et une célébration Franco-allemande. - Les temps en archiprêtré :

ils seront marqués par l'accueil à Saint-Avold, des temps partagés en famille, des temps de prières, de célébrations avec les paroissiens. Une demi-journée sociale est prévue ainsi que des découvertes touristique et culturelle.
- le 1undi 15 août, se sera le départ pour Cologne avec une cérémonie d'envoi à la cathédrale de Metz.

Pour tous renseignements complémentaires ou inscriptions veuillez vous adresser aux différents responsables de la Zone :

- Archiprêtré de Faulquemont - Morhange : Sandra NICOLAY 03 87 90 37 56
- Archiprêtré de Saint-Avold : Stéphane JOURDAIN 03 87 92 10 84
Sébastien DOUVIER 03 87 90 98 41
- Archiprêtré de Forbach : Jean-Louis BARTHELME 03 87 87 32 12
David CHAUDEY 03 87 88 77 27
- Archiprêtré de la Merle : Frank KNORST 03 87 81 41 02





Les JMJ sont un événement de telle envergure, qu'il apparaît inconcevable que chaque petit groupe se permette de s'arranger dans son coin concernant sa propre organisation... Et comme le disent très bien nos amis de iNXL6, les JMJ cela se passe "AVEC LE DIOCESE !!!". Paul Keil, le coordinateur diocésain des JMJ 2005 de Cologne nous a transmis ses observations concernant les Journées Mondiales de la Jeunesse.


Les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde de football, les expositions universelles, les festivals culturels internationaux, les rencontres européennes de Taizé, les Journées Mondiales de la Jeunesse.
Ces événements partagent de nombreuses caractéristiques communes : ils sont internationaux, savamment organisés, temporaires, localisés, nomades, médiatiques et pacifiques.
Ils esquissent la physionomie heureuse du vaste processus multiforme d'unification des histoires humaines que nous repérons sous le terme de " MONDIALISATION ", dont la face obscure porte les noms de guerres mondiales et d'hyper-terrorismes.
Ces manifestations (premières citées) rassemblent physiquement des centaines de milliers de personnes, sont retransmises et regardées, rapportées et suivies par des centaines de millions d'autres personnes, de tous les pays. Leur représentation médiatique démultiplie à l'échelle du globe leur espace local d'effectuation.
Ces événements temporaires brefs, ramassés, intenses, circonscrits dans des territoires urbains définis sont les signes contemporains d'une utopie concrète, qu'ils mettent à notre portée, durant une semaine ou deux : un monde pacifié où cohabitent dans l'égalité tous les peuples de la Terre s'offrant mutuellement ce qu'ils ont de meilleur.


Ce mode idéal de coexistence entre les hommes, donné à expérimenter par ces événements (excusez-moi, je ne trouve pas de synonyme alternatif) est familier à notre réseau de communautés croyantes, du moins à notre espérance, il indique la direction du Royaume qui croît au milieu de notre histoire collective. Peut-être serez vous ainsi d'accord ou heureux de constater que les Rencontres Européennes organisées par la communauté œcuménique de Taizé et les Journées Mondiales de la Jeunesse organisées par notre Eglise Catholique (l'église particulière qui tend à l'universalité de communion aussi par son mode d'organisation institutionnel) intègrent à leur programme et à leur déroulement la dimension verticale de la relation à Dieu et s'efforcent de substituer à l'esprit de rivalité (ou de compétition), même sublimé par le sport, l'esprit de coopération et de réconciliation.
Union intime avec Dieu, tel que Jésus nous le révèle ET promotion du dialogue coopératif et du partage fraternel, voilà ce qui est propre à la compréhension chrétienne de l'idéal en jeu dans le processus de la mondialisation.
Avec les JMJ, l'Eglise Catholique vérifie sa capacité à proposer le message existenciel dont elle est héritière et médiatrice, au public dont elle semble justement être la plus éloignée (du moins en Europe) : les jeunes.


La question pastorale que beaucoup d'entre nous se pose alors, est celle-ci : comment intéresser, fidéliser, ces jeunes enthousiastes, à ce que vivent nos communautés paroissiales et nos mouvements, dans l'épaisseur du quotidien ?
Certains, peut-être, estiment même que les JMJ sont un écran de fumée qui cache mal le fossé grandissant qui s'étend entre nous, pratiquants adultes d'âge mûr et nos enfants (leurs enfants ?) et nos petits enfants (leurs petits enfants ?), qui cherchent ailleurs où donner du sens et du goût à leur vie.
Et c'est ici que je vous dois cet aveu : bien que coordinateur des JMJ pour notre diocèse, je ne les ai encore jamais vécues ! Mon apologie à venir ne reposera donc pas sur mon expérience directe, mais sur quelques constatations et témoignages d'autres acteurs .

Je vous propose tout d'abord cette petite expérience, lorsque vous rencontrerez, à la messe dominicale, des personnes de 20 à 30 ans (si,si, c'est possible), demandez leur si elles ont entendu parler des JMJ. Vous aurez la bonne surprise de constater que beaucoup d'entre elles, non seulement savent de quoi vous parlez, mais en plus, en ont vécu 1 ou 2 éditions, ou même 3 !
Les pèlerins français étaient près de 25000 à Rome, en 2000, divisons ce nombre par, mettons le nombre approximatif des paroisses vives dans notre pays. Nous aboutissons à 2,5 jeunes par paroisse, c'est peu, mais cela correspond à une part importante des jeunes pratiquants (âgés de 20 à 30 ans) réguliers : 20, 30 % ? Une étude précise et complète existe peut-être, à chercher.
En second lieu, j'aimerais souligner le fait que si les JMJ fêteront cette année leur XXè anniversaire ; en France elles n'ont acquis leur renommée qu'en 1997, au moment de leur immense succès non annoncé à Paris. Il est difficile de faire le bilan des conséquences positives d'une manifestation qui n'a même pas 10 ans d'influence sur nos pratiques. Insistons, continuons à inviter largement, le travail de proposition de la Foi aux jeunes, par ce moyen, ne fait que commencer. J'aimerais vous faire part maintenant de quelques remarques que j'ai glânées lors d'un entretien réalisé avec Jean-Christophe MEYER, un jeune et vaillant prêtre de notre diocèse, né en 1974, ordonné en 2002. En 1997, il a réalisé son mémoire de maîtrise en sociologie sur le thème des JMJ, l'intitulé exact était : " JMJ 1997, de l'inscription d'un événement ponctuel dans le temps ". Dans le cadre de ce travail, il a rencontré et interviewé des dizaines de participants mosellans, au retour de Paris. Parmi ses conclusions, j'ai noté que la perspective d'accueillir des hôtes étrangers de leur âge avait fortement motivé l'inscription des jeunes.
Jean-Christophe MEYER remarquait également que l'ensemble des initiatives et des moments passés ensemble à préparer cet événement ponctuel, ce temps fort, était l'une des conditions pour qu'il s'inscrive dans la durée. Plus les jeunes avaient préparé la manifestation au sein d'un groupe, plus ils avaient de chance de se retrouver ensuite pour entreprendre de nouvelles choses.
D'autre part, pour favoriser le passage de l'expérience ponctuelle au vécu de la pastorale ordinaire, il était important d'inviter les jeunes à témoigner. Le témoignage donnait l'opportunité aux pèlerins de structurer leur vécu, si intense en émotions mêlées. Lorsque les jeunes devenaient porte-parole et confrontaient leurs impressions, ils accédaient à l'objectivité d'une vue d'ensemble.
Selon les analyses de Jean-Christophe, les JMJ répondent efficacement à un besoin légitime des jeunes chrétiens catholiques de faire nombre, de ne pas s'éprouver comme isolés ou comme les derniers d'un groupe qui décline.
Les JMJ ouvrent aussi les jeunes à la dimension universelle concrète de la Foi chrétienne, plus large que les groupes affinitaires, ad hoc, paroissiaux ou des mouvements.
A l'occasion de cette célébration de la rencontre universelle , même fugace, les jeunes découvrent l'écart existant entre leur vie ordinaire (professionnelle, scolaire, paroissiale) et le monde immense des hommes. Ils prennent conscience des espaces de rencontres et de liberté sous-exploités.
Depuis 1997, Jean-Christophe a participé aux JMJ de Rome et de Toronto. Avec l'équipe de l'archiprêtré de Metz-Est, il prépare celles de Cologne. Son opinion n'a pas changé, les Journées Mondiales de la Jeunesse ne sont pas l'unique remède à la désaffection des jeunes pour nos manières de célébrer et de témoigner, mais elles sont bien une occasion vraie et rare de revitaliser la Foi des jeunes (et la nôtre) et la force de notre tissu ecclésial.

Dans une enquête sur " le profil des séminaristes en première année de formation en vue du ministère presbytéral ", réalisée en octobre 2002 par le Service National des Vocations et le CNGS, portant sur 132 séminaristes (merci à Dominique THIRY de m'avoir communiqué cette enquête), il apparaît que pour près de 28 % d'entre eux, les JMJ ont constitué un événement d'Eglise de " référence ". A elles seules, les JMJ ne peuvent être créditées de la révélation d'une vocation, mais elles constituent assurément un lieu majeur de connaissance de soi et d'orientation.
Pour finir, procédé commode j'en conviens, j'aimerais retourner la question formulée plus haut : comment transformer les pratiques de notre pastorale ordinaire afin qu'elle puisse accueillir l'énergie des expériences vécues par les jeunes lors de ces événements extraordinaires que sont les JMJ ?
Nous n'avons pas besoin des jeunes pour qu'ils deviennent comme nous les souhaiterions, mais pour qu'ils deviennent beaux et forts comme le Christ les appelle. Esprit Saint, viens réveiller en nous notre jeunesse à venir !

Paul KEIL
Coordinateur JMJ 2005
03 87 75 85 98
Jmj2005@eveche-metz.fr